LES BARBETS (résistants niçois)

29 septembre 2010

Les Barbets: la vérité sur les Résistants Niçois !

Lu_Barbets « Je dédie aux Niçois

ayant horreur de la servilité partisane 

qui prostitue la narration des faits,      

aux passions des puissants                   

et aux ires des factions,                           

ce livre destiné à restituer intacte,         

à la vérité de l'histoire,                            

les malheureux évènements                     

vécus par nos pères. »                                                                                             

Joseph André

« En mars 1793, il y eut à Moulinet de courageuses batailles et des luttes acharnées; et de nouveau, Sospel, fut dans la même situation ; les Commissaires de la convention, qui étaient alors Grégoire et Jagot, adressèrent une lettre au comité de guerre, dans laquelle ils affirmaient que lors du second assaut des Piémontais, se formèrent des soi-disant milices, qui s'unirent aux Piémontais; qu'elles firent feu sur les soldats républicains, et qu'une bonne partie de ceux-ci furent fait prisonniers par ces milices. A Moulinet les français restèrent quelque temps; la même lettre, indique que les français avaient traité les habitants comme des frères, et que malgré cela ils se battirent contre eux; même les femmes entassèrent des pierres et des tuiles, et prirent une part très vive à la lutte. Les soldats furieux les chargèrent à la baïonnette. La lettre précise, qu'il fallu toute l'autorité du général Brunet pour mettre un frein à leur conflits entre les deux quartiers généraux, car les français ne voulaient pas reconnaître aux milices la qualité de belligérantes, et les considérant comme un  « ramassis de barbets ».                                                                                            Extrait de NICE 1792-1814    

 

C'est peut-être du au manque de documents ou d'archives, mais les quelques rares études effectuées à propos des Résistants Niçois, dans la période se situant entre 1792 et 1814, ont toujours mis les protagonistes en dehors du contexte de l'époque qui est l'invasion brutale du Pays de Nice par la France révolutionnaire.

Souvent qualifiés de brigands comme le feront lors de la seconde guerre mondiale les Allemands avec les Résistants Français, ces rebelles à « l'ordre nouveau » décrété en 1789 et imposé par une force étrangère n'avaient rien de bandits ou de criminels. Ces hommes issus de la société civile défendaient leurs foyers contre les armées révolutionnaires françaises (puis impériales) qui venaient les asservir.

Il existait pourtant un ouvrage publié en 1894 qui relatait avec précision le contexte dans lequel évoluaient les Niçois et a été écrit par le rédacteur en chef du journal Il Dirrito di Nizza: Joseph André.

L'auteur s'appuyant sur une multitude de documents originaux et de témoignages d'époque, nous restitue une part importante de l'histoire de Nice, très peu connue et on peut effectivement trouver très étrange qu'il ait fallu attendre l'année 2009 pour le voir refaire surface, être traduit de l'Italien et réédité grâce au président de la LRLN et du PARTI NICOIS: Alain Roullier-Laurens.                           

r_volutionnaires_fran_aisCette ouvrage révèle d'abord avec quelle violence le pays de Nice fut agressé, pillé et martyrisé pendant vingt-deux longues années le tout aux antipodes de l'image d'épinal relayée par les livres d'histoires  « officiels ». On y découvre aussi que la Résistance des Niçois, malgré la terrible oppression qu'ils subissaient fut loin d'être anecdotique ; « Il suffit de dire qu'au sein des milices, il y avait ceux qui, plusieurs fois, restèrent dix-huit heures sans manger, alors que d'autres soldats, durant ce temps, n'avaient rien pris d'autre comme nourriture qu'une demi-ration ; et que se trouvant sans nourriture et sans vin, ils devaient faire sans cesse des marches forcées, et dormir presque nus dans la région montagneuse niçoise, la plus haute et la plus froide. Une lettre du ministre de la guerre à Saint-André affirme que dans les diverses escarmouches, il y eut bien mille deux cents blessés du côté français, et ces mêmes Français, intrépides, éprouvaient une espèce d'effarement en combattant avec les milices, qui inspiraient la terreur aux soldats les plus aguerris.»

Dans Nice 1792-1814 nous découvrons avec quelle abnégation les Résistants Niçois combattaient. Une lettre observe à propos de certaines milices, « quand il s'agit d'aller contre des ennemis, les milices précèdent les troupes, et quand il s'agit d'avoir une partie du butin, ce sont elles qui sont contraintes de rester derrière »  et que les exactions faites contre les Niçois par la soldatesque révolutionnaire étaient monnaie courante et telles, qu'elles provoquèrent une enquête sollicitée par la Convention Nationale à Paris, c'est dire ! Nous sommes bien loin de la version toujours soutenue par la France actuelle, qui raconte le Peuple Niçois accueillant à bras ouvert les révolutionnaires français venus les libérer du « despote de Turin ».

En deux ans, douze conscrits seulement s'étaient présentés sur une liste de 504 inscrits... Le maire de Nice publia un avis dans lequel on lisait ces incroyables menaces: « N'espérez pas trouver quelque salut dans la fuite; celle-ci serait funeste pour vous et vos parents. Vous serez coupables de désertion, contraints de mener une vie pleine de misère, exposés à tous les dangers et vous serez la cause du malheur de vos familles ». Mais les exhortations furent vaines, puisque l'un des signes caractéristiques de ces temps fut la répugnance invincible de la jeunesse niçoise à se faire inscrire dans les rangs des soldats de la République, et plus tard de l'Empire; et ce, à tel point que les jeunes niçois préférèrent plutôt la vie dangereuse des miliciens sardes et plus tard une vie errante et pénible, à l'appel du premier magistrat de France. Douze conscrits en deux ans s'étaient présentés sur plus de 500 inscrits! Ce n'était pas un fait isolé, car l'histoire de vingt ans d'occupation est témoin de cette invincible résistance de la jeunesse niçoise.

Voici la circulaire publiée par le préfet Dubouchage, le 5 furctudor an XI de la république française, à l'attention des maires du Département: « j'ai été surpris, Citoyens Maires, de voir si peu de Réquisitionnaires et Conscrits des ans 7 et 8 s'enrôler pour les Compagnies de Cannoniers-gardes-côtes, et j'ai cru à propos de leur faire un dernier appel. Vous aurez soin de donner la plus grande publicité à la proclamation ci-jointe: faites-leur bien sentir que les rebelles courent à leur perte, et envoyez moi l'état de ceux qui se feront inscrire à mesure qu'ils se présenteront ».     Cette circulaire datant de l'an XI pourrait à elle seule démontrer le refus du Peuple Niçois de se soumettre pendant toute la longue période de l'occupation française, en opposition totale avec la version mensongère de l'histoire officielle enseignée en France toujours aujourd'hui.

Nous connaissons tous l'histoire de Tchoà Fulconis dit Lalin qui fut supplicié par les français et cloué sur la porte de sa mère à l'Escarène. La dépouille de ce grand chef de guerre fut ensuite traînée dans les rues de Nice puis exposée afin de terroriser la population, ce qui ne fit qu'accentuer la colère du Peuple Niçois. Une fable inventée par des pseudo-historiens embarrassés par le rejet massif des Niçois du régime révolutionnaire instauré par l'envahisseur français, raconte que le plus célèbre des Barbets se serait engagé dans la résistance pas forcement par conviction mais pour assouvir une vengeance, sous prétexte que son épouse aurait été violée par des soldats français. Lors de l'occupation du Pays de Nice, le viol des femmes par les bleus était monnaie courante, les assassinats et les tortures aussi, ce sont ces crimes qui ont essentiellement provoqué la révolte armée de la population. Lalin et ses nombreux compagnons ne se sont pas révoltés parce que l'on avait violé leurs femmes, mais parce que les Français martyrisaient le Pays de Nice.

Pour se faire une idée du nombre de Niçois qui résistèrent à l'occupant français et furent pour cela exécutés, il suffit de lire les noms des martyrs Niçois assassinés par la force occupante. Cette funèbre énumération est très incomplète car elle ne fait pas mention des Barbets tués en montagne ou exécutés dans les villages, mais uniquement à Nice et en seulement deux ans, alors que l'occupation française dura vingt-deux longues années. Nous nous contenterons donc de nommer ceux qui furent exécutés à Nice, en l'an 8 et 9 de la République comme ils sont consignés dans les courriers du général Garnier, l'un des bourreaux du Pays de Nice:

Cliquez

plaque

 


12 octobre 2010

La bataille de Belvédère

belvedere« Sur cette place, les Piémontais se tenaient prêts à repousser l'ennemi, qui en bas déjà avançait en tirant profit de la sinuosité des sentiers. A l'abri des arbres et malgré un feu nourri, les Français continuaient à monter, en glissant entre les nombreux petits chemins en lacets qui sillonnaient le bois épais.Tout à coup, les assaillants firent irruption sur la place, et se jetèrent furieusement sur le groupe compact des Piémontais, et s'engagea une sanglante lutte au corps-à-corps. Le choc fut terrible. Les belligérants étaient tellement serrés que depuis le début de la lutte ils ressemblaient à un seul corps qui s'agitait avec peine; comme poussés par une force mystérieuse, ils combattaient, acharnés et silencieux. Au silence succéda soudainement les hurlements des premiers blessés, le gémissement des moribonds, et les cris des combattants dont l'écho, témoigne d'un héroïsme féroce, se répandait de façon sinistre dans les vallées avoisinantes. Parmi les combattants les plus acharnés, il y avait plus d'une centaine de montagnards, armés de gros bâtons en fer, de faucilles et de couteaux, qui désespérément et de façon désordonnée hachaient ça et là les Français en les poignardant au corps-à-corps, spécialement quand par les hasards de la lutte, des attaques et des reculs, des soldats seuls ou par petits groupes se trouvaient à leur portée. Alors les montagnards se jetaient férocement sur ces misérables soldats, et faisaient d'horribles carnages.
La lutte fut longue et incertaine, quand soudain une voix cria que les Français étaient entrés dans l'église pour la dévaster. Il y eut alors une irruption tumultueuse de nouveaux venus dans la mêlée et le combat recommença de plus belle. Au milieu des coups et des cris, on se battaient avec toutes sortes d'armes, des faucilles, des bâtons ; les crosses des fusils fauchaient les combattants entre eux; certains la respiration coupée tentaient de demeurer debout, d'autres étaient jetés à terre et suffoquaient, piétinés par des masses de nouveaux combattants. La bataille s'était changée en autant de luttes au corps-à-corps qu'il y avait de soldats des deux parties, et souvent, les adversaires, frappés par de réciproques blessures, mourraient en restant férocement enlacés, la mort serrant ensemble ceux que la vie avait divisés. Les prouesses de ce jour et les actes d'héroïsmes ne se comptèrent pas ; mais l'histoire se garda presque de mettre en lumière cet évènement sinistre, et la tristesse ce ces temps.
Un grenadier niçois blessé par un coup mortel, après avoir récité à haute voix l'acte de contrition, avec ce qui lui restait de sa voix, cria: « Je meurs content pour la défense de la religion et mon roi ! ». Cagnoli, capitaine de milice, blessé par une balle qui lui traversa le coup, continua à combattre en encourageant ses soldats à soutenir la bataille. Un soldat des milices, allait là où la mêlée brûlait le plus, et montrait l'exemple par son courage indompté et sa force ; tout à coup, une fusillade lui cribla le visage, emportant le bout de son nez ; le brave, plaisantant, continuait de combattre, plus acharné encore. La lutte dura bien cinq heures ; entre morts et blessés, les Sardes perdirent deux cent hommes. La place était jonchée de cadavres, en particuliers d'autrichiens et de soldats niçois. Les Français, demeurèrent maîtres du terrain et le succès les rendit plus féroces encore ; sans honneur ni aucun sentiment humain, ils tournèrent leur colère contre les malheureux habitants de Belvédère. Une fois maîtres du village, les vainqueurs exercèrent d'âpres et cruelles vengeances sur les villageois, car il leur semblait voir en chaque citoyen un combattant qui avait participé à cette héroïque lutte. Ainsi quelques jours après, des soldats, rencontreront un pauvre vieux qui errant autour de sa maison avait trouvé non loin un fusil et un sabre, l'arrêtèrent, et l'obligèrent à creuser une fosse, puis l'assassinèrent ; deux femmes furent également tuées sous prétextes divers. »

Extrait de NICE 1792-1814 de Joseph André

13 octobre 2010

Les émigrés Niçois chassés du Piémont par les révolutionnaires.

grouchyA la suite de l'invasion du Pays de Nice par les troupes révolutionnaire, les émigrés Niçois réfugiés dans le Piémont, furent à nouveau poursuivis et chassés sans relâche.
En 1800, le général Grouchy ordonna que les émigrés Niçois soient chassés du Piémont, à son tour envahit par la France, et signifia que  « les émigrés Niçois ne pourraient habiter aucun pays occupé par les armées françaises ni les républiques alliés, sous peine d'être arrêtés et punis selon la rigueur de la loi ».

Ainsi chassés de Nice, chassés des montagnes, la présence des Niçois était un crime partout où il y avait un Français ! Un décret fut instauré stipulant que « les individus de l'ancien comté de Nice qui se sont proposés pour habiter le Piémont depuis le premier septembre 1792 se sont constamment signalés comme les ennemis les plus obstinés de la Nation française et du Gouvernement républicain » et que    « tous les individus originaires de l'ancien comté de Nice, sans exception, qui se sont proposés pour habiter le Piémont depuis le premier septembre 1792 devront abandonner le territoire piémontais, et pour cela, quitter la commune de Turin dans les vingt-quatre heures, sortir de l'Etat dans les dix jours, à partir du jour decret__migr_sde publication de la présente loi ; ceux qui, passé le terme, se trouveront sur le territoire piémontais seront arrêtés et conduits à la frontière ; bien qu'en étant sorti, les individus qui rentreront dans le territoire piémontais, seront arrêtés et punis comme perturbateurs de la sécurité publique ».

Traqués, comme ce fut rarement le cas dans l'histoire pour une population bien définie, les émigrés Niçois étaient victimes de l'immense haine jacobine et de ce fait interdits sur tous les territoires occupés par la France républicaine. Pendant que leurs biens étaient pillés dans le Pays de Nice, les Niçois émigrés étaient obligés de errer sans répit chassés par la soldatesque révolutionnaire.

Les Extraits proviennent de NICE 1792-1814 de Joseph André

Posté par LALIN FULCONIS à 01:33 - - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

14 octobre 2010

Le saut des Français

Le saut des français est un des hauts lieux de la résistance Niçoise où les Barbets jetaient les envahisseurs français dans le vide lors de l'agression du Pays de Nice (1792-1814) par les troupes révolutionnaires (puis impériales) guidées par le traitre André Masséna.      
Situé à la sortie de Duranus quand on monte de Nice, cet endroit reste un lieu mythique symbolisant pour bon nombre de Niçois le refus de notre peuple de se soumettre.

Cliquez
 Saute_pour_la_r_publique

NICE 1792-1814: Présentation

Lu_BarbetsCet ouvrage capital ignoré depuis 115 ans, raconte pour la première fois ce que fut  la vie journalière des Niçois durant la période révolutionnaire et le premier Empire.    

Joseph André s’appuyant sur une multitude de documents officiels originaux et des témoignages d’époque, nous restitue une part importante de l’histoire de Nice, très peu connue et volontairement occultée. Cette grande fresque humaine fait surgir du passé des personnages de chair et d’os qui souffrent, espèrent et qui, même oppressés et réduits à une affreuse condition,  luttent néanmoins pour défendre leur liberté.    

         

Nous assistons à la prise et au pillage de Nice, à la création d’une Société populaire composée d’étrangers, qui instaura un pouvoir dictatorial. A la formation illégale d’une Société des Colons Marseillais qui fit régner la terreur et organisa le premier « rattachement de Nice à la France » ; nous apprenons ce que fut le vote réel des communes et le sort terrible réservé aux émigrés niçois.  Nous voyons la foule marseillaise envahir Nice et martyriser ses habitants ; les têtes coupées fichées sur des piques, la guillotine installée sur la place Saint Dominique, les parents contraints par la loi à dénoncer leurs propres enfants, les réquisitions incessantes et les emprunts forcés, la cathédrale Sainte Réparate transformée en Temple de la Déesse Raison, et la longue cohorte de niçois qui fuient cet enfer pour se battre dans les montagnes contre l’envahisseur. L’action du capitaine Masséna qui pilla et terrorisa la vallée de la Vésubie. Et les colonnes mobiles qui sur ordre de Bonaparte pourchassaient les insoumis et les Barbets, exécutés sur place. 

 

Mais nous voyons aussi le courage des Niçois, la fière réponse du maire Pauliani au général Lannes qui le menaçait de faire fusiller le conseil municipal et de canonner la ville ; les combats héroïques des milices du Comté, la résistance des  habitants du haut pays et des Barbets qui forcent l’admiration ; les succès militaires de Thaon de Revel et de Caïs de Pierlas, et la conduite admirable de la jeunesse niçoise qui jamais ne courba l’échine. 


Les Niçois furent libérés en 1814. Après avoir beaucoup souffert et défendu leur pays et leur liberté avec héroïsme, ils préfèrent la dignité à la vengeance. Et cette histoire de terreur et de sang, raconte Joseph André, s’acheva par la parole auguste d’un roi, une parole de paix et de pardon.

Nice 1792 - 1814 est déjà en vente dans les librairies suivantes :
   
    -         
Art et Lecture, 27 av. Borriglione

    -          Librairie La Source, 5 rue Bonaparte  
    -          Librairie Quartier Latin, 30 av. St-Jean-Baptiste
    -          Nouvelle Presse Niçoise, 52 av. de la République
    -          Librairie-Presse Lépante, 17 rue de Lépante
    -          Librairie-papeterie Garnier, 15 bd Joseph Garnier
   
Ou chez l'éditeur au 04-93-26-90-93

06 janvier 2011

MASSENA, LA TRAHISON, LES LAURIERS ET LES OMBRES de Alain Roullier-Laurens

Andre_MASSENAMasséna, est un personnage historique, déjà très controversé de son vivant. Le Dictionnaire Napoléon indique : « Les contemporains se disputaient déjà sur ses qualités militaires et ses engagements politiques, les historiens n’ont pas fini de s’affronter à son procès... ». Le début de la carrière du futur du maréchal, prêtait en effet à un très sévère jugement. Nul n’ignorait qu’il était le plus grand prévaricateur, concussionnaire et pillard, parmi les généraux des armées révolutionnaires qui pourtant n’étaient pas des plus modèles de vertus. Sa soif de l’or s'accrut encore sous  l’Empire, malgré les revenus considérables que lui octroya Napoléon, désireux d’éteindre une voracité nuisible à la discipline militaire et à la dignité du régime.  

Ses actions militaires ne furent pas toujours heureuses, loin s’en faut. Quelques premiers succès, lui valurent certes, le qualificatif « d’enfant gâté de la victoire », mais Napoléon démentira plus tard ce compliment que Bonaparte lui fit hâtivement au soir d’un engagement heureux. Entre-temps, le féroce acobin, devenu duc, prince et richissime, avait mérité un autre surnom, celui « l’enfant pourri de la victoire ». L’empereur eut des mots très durs pour lui et finit par l’éloigner ; son procès n’est pas clos en France et sa conduite à la chute de l’Empire n’est pas pour le réhabiliter.  

Afin de rétablir la vérité historique, l’auteur à ouvert le procès de Masséna à Nice et ce pour la première fois. Les Niçois y sont intéressés au premier chef, car Masséna, avant tout, trahit son pays natal. Non content de l'envahir en 1792 sous l’uniforme ennemi, à la tête d’un corps d'invasion, il le   pilla, martyrisa les habitants de la vallée de la Vésubie, de Levens, de Gilette et d’autres lieux. Il fit fusiller nombre de résistants Barbets et qualifia « d’esclaves » et de « brigands » les nombreux Niçois qui héroïquement défendirent leur sol occupé et soumis à une terrible dictature. Masséna sourd aux plaintes des Niçois, prit le parti du général Garnier, son Frère en maçonnerie qui fut l’un des bourreaux du Pays de Nice. Il convenait de savoir si Masséna méritait le nom de Niçois et devait être honoré à Nice ; cet ouvrage très documenté apportera une réponse motivée et définitive à cette question toujours d’actualité. 

    ISBN 978-2-84825-248-3  

 

Prix : 20 €    

   

    -          Art et Lecture, 27 av. Borriglione
    -          Librairie La Source, 5 rue Bonaparte  
    -          Librairie Quartier Latin, 30 av. St-Jean-Baptiste
    -          Nouvelle Presse Niçoise, 52 av. de la République
    -          Librairie-Presse Lépante, 17 rue de     Lépante
    -          Librairie-papeterie Garnier, 15 bd Joseph     Garnier
 

 

Ou chez l'éditeur au 04-93-26-90-93