grouchyA la suite de l'invasion du Pays de Nice par les troupes révolutionnaire, les émigrés Niçois réfugiés dans le Piémont, furent à nouveau poursuivis et chassés sans relâche.
En 1800, le général Grouchy ordonna que les émigrés Niçois soient chassés du Piémont, à son tour envahit par la France, et signifia que  « les émigrés Niçois ne pourraient habiter aucun pays occupé par les armées françaises ni les républiques alliés, sous peine d'être arrêtés et punis selon la rigueur de la loi ».

Ainsi chassés de Nice, chassés des montagnes, la présence des Niçois était un crime partout où il y avait un Français ! Un décret fut instauré stipulant que « les individus de l'ancien comté de Nice qui se sont proposés pour habiter le Piémont depuis le premier septembre 1792 se sont constamment signalés comme les ennemis les plus obstinés de la Nation française et du Gouvernement républicain » et que    « tous les individus originaires de l'ancien comté de Nice, sans exception, qui se sont proposés pour habiter le Piémont depuis le premier septembre 1792 devront abandonner le territoire piémontais, et pour cela, quitter la commune de Turin dans les vingt-quatre heures, sortir de l'Etat dans les dix jours, à partir du jour decret__migr_sde publication de la présente loi ; ceux qui, passé le terme, se trouveront sur le territoire piémontais seront arrêtés et conduits à la frontière ; bien qu'en étant sorti, les individus qui rentreront dans le territoire piémontais, seront arrêtés et punis comme perturbateurs de la sécurité publique ».

Traqués, comme ce fut rarement le cas dans l'histoire pour une population bien définie, les émigrés Niçois étaient victimes de l'immense haine jacobine et de ce fait interdits sur tous les territoires occupés par la France républicaine. Pendant que leurs biens étaient pillés dans le Pays de Nice, les Niçois émigrés étaient obligés de errer sans répit chassés par la soldatesque révolutionnaire.

Les Extraits proviennent de NICE 1792-1814 de Joseph André